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05 décembre 2023

Article de presse

[PRESSE] CAMSPP de l’Orne – « Près d’Alençon, un club nature pour réapprendre aux enfants à jouer dehors » – Ouest France (03/12/2023)

Article visible sur le site Internet de Ouest France via le lien suivant : Près d’Alençon, un club nature pour réapprendre aux enfants à jouer dehors (ouest-france.fr)

Près d’Alençon, un club nature pour réapprendre aux enfants à jouer dehors

Construire des cabanes, manger des orties, jouer sous la pluie… À Saint-Denis-sur-Sarthon, près d’Alençon (Orne), des enfants, âgés de 2 à 8 ans, découvrent ou redécouvrent, un mercredi sur deux, les plaisirs simples de la vie en extérieur. Et ça leur fait un bien fou.

Le bonheur se cache souvent dans les choses simples. Un champ, des marrons, des pommes de pin, des petits cailloux… Et voilà cinq enfants, âgés de 5 à 8 ans, occupés pour l’après-midi. Leurs parents les ont inscrits aux Lutins des bois, un club Connaître et protéger la nature (CPN) fondé par Séverine Albassier en novembre 2021 à Saint-Denis-sur-Sarthon, près d’Alençon (Orne).

« L’objectif, c’est de remettre les enfants dehors, résume la jeune femme. Ils ne savent plus jouer à l’extérieur alors que les bienfaits sont nombreux. Par exemple, plus on est dehors, plus le système immunitaire se renforce. »

Le mercredi matin, Séverine Albassier accueille un petit groupe d’enfants de 2 à 4 ans. « Je ne prévois pas d’activité. Ils jouent librement, et je les accompagne si besoin. » La « cuisine à patouille », fabriquée par l’animatrice à partir de palettes de récup, remporte un vif succès.

L’après-midi, c’est au tour des 5 à 8 ans d’investir le terrain prêté par la mairie. « Avec eux, je fonctionne surtout par missions », détaille Séverine Albassier. Entretenir le potager, construire des cabanes en saule ou des tipis en bambous…

« On ne court pas avec le sécateur »

Cet après-midi-là, la mission est de construire un parcours pour les pieds. Patiemment, les enfants remplissent des cadres en bois de différents éléments naturels et s’y essayent, pieds nus. « Ça chatouille », rigole Charlotte, 5 ans, en marchant sur les marrons.

Le groupe arrive à court de munition. Deux fillettes partent couper des branches. « On ne court pas avec le sécateur, rappelle Séverine. Et on le ferme quand on ne l’utilise plus. » Au club, les enfants manipulent les outils. Un seul mot d’ordre : l’autonomie. « Les plus grands passent même leur permis couteau. »

« On pourra manger des orties, demande soudain Camille, 8 ans. La dernière fois, j’ai trouvé ça trop bon. » « Ce n’est plus la saison », répond Séverine. C’est aussi ça, le club. Apprendre à connaître les petites bêtes, les plantes, celles qui se mangent et à quel moment de l’année…

Dehors par tous les temps

Tant pis pour les orties, donc. Il n’y a plus qu’à se replier sur les goûters qui attendent sagement dans les sacs à dos. « Quand un enfant a faim, il va voir les autres pour savoir s’ils sont prêts aussi. La seule obligation, c’est de manger ensemble. »

Et ce ne sont pas quelques gouttes de pluie qui vont empêcher les bambins de profiter de leur quatre-heures. « On est dehors quel que soit le temps. Il faut vraiment qu’il y ait un gros orage pour qu’on se replie au centre social de la commune, avec qui je travaille en partenariat. »

La clé, c’est d’être bien couvert. Des bottes, un pantalon de pluie ou une combi… Il n’y a pas de mauvais temps, que des mauvais vêtements ! Et les enfants l’ont bien compris. « Lors de la dernière grosse averse, ils n’ont pas voulu aller sous la serre. » Sauter dans les flaques, c’est bien plus amusant.

« Dehors, l’enfant est plus disponible pour les apprentissages »

Léa Larsonneur-Clair, psychomotricienne au Centre d’action médico sociale précoce polyvalent (CAMSPP) de l’Orne, répond aux questions de la rédaction Ouest-France.

Les enfants que vous suivez sont-ils déconnectés de la nature ?

« On ne l’observe pas directement, mais on peut le déduire, vu le temps passé devant les écrans. Jusqu’à huit heures par jour, pour certains. C’est autant de temps qui n’est pas passé dehors. Les parents aussi sont de plus en plus sédentaires. Ils peuvent parler à des gens depuis chez eux. Ils n’ont plus besoin de sortir pour avoir des interactions sociales. Cela crée des problèmes d’obésité, ce qui renforce le problème : marcher jusqu’au parc devient difficile. À leur tour, les enfants deviennent sédentaires et risquent l’obésité. »

Quels sont les bienfaits de la nature sur le développement de l’enfant ?

« Ils sont nombreux. En forêt ou dans un champ, l’enfant développe son équilibre, puisque ses pieds doivent s’adapter à un sol qui n’est pas plat, mais aussi sa coordination. Grimper dans un arbre, par exemple, oblige à penser en trois dimensions. Cueillir des mûres est également un excellent exercice : il faut tirer suffisamment fort pour que le fruit se détache, mais pas trop non plus pour ne pas se faire piquer.

Les cinq sens sont beaucoup plus sollicités. L’ouïe, l’odorat, mais aussi le toucher. Il y a une variété de textures beaucoup plus élevée que sur les jouets : rugueux, lisse, piquant, doux… Il y a aussi beaucoup plus de détails visuels, ce qui permet aux yeux de se muscler. En Chine, juste après le Covid, une étude a révélé une explosion des cas de myopie car les enfants étaient restés à l’intérieur, souvent à regarder des écrans.

Être dehors développe aussi la créativité : on ne trouve que des matériaux bruts, qui n’ont pas de fonction de base. L’enfant doit inventer le jeu de A à Z, alors que dans les jouets, chaque objet a une fonction.

Enfin, on sait désormais que passer du temps dans la nature réduit le stress. L’enfant décharge son trop-plein d’énergie, ce qui le rend plus disponible pour les apprentissages. »


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