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23 septembre 2022

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[PRESSE] « Une maison relais pour « poser ses bagages et se reconstruire » » – Ouest France – 21/09/2022

Flers. Une maison relais pour « poser ses bagages et se reconstruire »

​A Flers, dans l’Orne, la maison relais, gérée par Normandie Génération, peut accueillir vingt personnes parfois désocialisées et loin de l’emploi, qui acceptent d’être suivies par des travailleurs sociaux.

Depuis avril 2022, Tony, 59 ans, est hébergé à la maison relais de Flers, dans l’Orne« Je me suis retrouvé à la rue de mon immeuble et j’avais trois mois pour partir, explique cet ancien boulanger au tempérament « renfermé ». Je souffre de sclérose en plaques depuis vingt ans, il me faut une maison de plain-pied. Mais la liste d’attente est phénoménale… » Le quinquagénaire a été orienté par le Centre communal d’action sociale dans la maison relais de Flers et a intégré un T1 quasiment au rez-de-chaussée – à quelques marches près.

Dans cet immeuble de la Sagim du quartier Saint-Sauveur, Tony et 17 autres personnes sont accompagnés par Naura Louiza et Franck Jauny, qui sont là les lundis, mardis, jeudis et vendredis de 9 h à 21 h. Elle est animatrice sociale, lui est conseiller en économie sociale familiale, tous deux sont salariés par la fondation Normandie Générations. Celle-ci possède une maison relais avec 25 places à Alençon et devait en ouvrir une prochainement à Argentan avec 25 places et cinq autres pour des personnes ayant des troubles psychiques.

Une durée de séjour entre cinq et dix ans

« Nous accompagnons des personnes aux profils très variés, explique Franck Jauny. Ils ont souvent eu des parcours de vie – ou de rue – où ils ont été marginalisés, des parcours éducatifs carencés, des problèmes d’addiction ou des troubles alimentaires. Ils viennent ici pour poser leurs bagages et se reconstruire. » Orientés par des travailleurs sociaux, les résidents, après admission par une commission, paient entre 350 et 360 € par mois, plus l’électricité, l’eau froide et une assurance pour leur logement.

Si Tony est là depuis quelques mois, la durée du séjour oscille entre cinq et dix ans. Le binôme accompagne les résidents sur deux plans. D’abord, l’individuel. « On vient tous les quinze jours dans leur logement faire un point sur là où ils en sont, décrit Naura Louiza. On voit s’ils entretiennent leur logement, on les accompagne chez le médecin si besoin, ou dans leurs démarches administratives… » « Je suis devenu expert en dossier retraite, je pourrais me reconvertir à la Carsat ! » plaisante Franck Jauny. Confrontés au désert médical du Bocage, il n’est pas rare que les deux travailleurs sociaux doivent aller jusqu’à Caen pour trouver un spécialiste.

Ensuite, le binôme travaille sur le collectif. « On choisit ensemble ce qu’on veut faire. » Cela peut être des jeux, des balades, des ateliers, voire des voyages. Tony était présent lors du dernier à Cancale. « Il a repris son traitement contre la sclérose en plaques à son arrivée à la maison relais, note Naura Louiza. Ça l’a redynamisé pour ce nouveau projet de vie. » « Une poussée de sclérose, tu marches à quatre pattes comme un bébé », maugrée ce dernier. Pour les résidents aux pathologies similaires à Tony, les deux travailleurs sociaux aimeraient pouvoir déménager dans un immeuble avec ascenseur et de plain-pied.

Des angoisses persistantes

L’État donne une subvention de 18 € par jour et par personne et la Ville de Flers accorde une subvention de 3 500 € par an. Le binôme dispose de 300 € par mois pour financer les animations collectives. Et ce n’est pas de trop : « Pendant le Covid, les résidents ont beaucoup souffert de l’isolement, révèle Naura Louiza. Regarder BFM toute la journée a créé des angoisses persistantes et on est sur une moyenne de prise de poids entre 10 et 15 kg. On va travailler avec une diététicienne. »

Naura Louiza et Franck Jauny doivent aussi consulter régulièrement une psychologue pour faire une analyse de leurs pratiques professionnelles. Face à cette charge mentale, hors de question pour les deux travailleurs sociaux d’avoir la sinistrose. Avec une bonne humeur communicative, ils ne sont pas avares de traits d’esprit. « Il faut beaucoup d’humour ! rigolent-ils. Ça permet de dédramatiser, et c’est ça qui crée les valeurs de partage. »

Article publié le 21/09/2022 par Emmanuelle FRANCOIS, à retrouver sur le site Internet de OUEST FRANCE : Flers. Une maison relais pour « poser ses bagages et se reconstruire » (ouest-france.fr)

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