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25 octobre 2022

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[PRESSE] Reportage OUEST FRANCE – Immersion au cœur du service Médiation Familiale de la Fondation Normandie Générations

Lundi 10 octobre 2022, le service Médiation Familiale de la Fondation Normandie Générations a accueilli le journal Ouest France, dans le cadre d'un reportage sur le quotidien de ses médiatrices familiales, afin de décrypter le rôle de ce processus de paix sociale au service des publics en situation de conflits familiaux. Retrouvez ci-dessous les deux articles complets récemment publiés (24/10/2022) :

 

PREMIER ARTICLE OUEST FRANCE - 24/10/2022 - Dans l’Orne, la médiation familiale aide les couples à se séparer : « ça permet d’avoir un cadre » (ouest-france.fr)

Dans l’Orne, la médiation familiale aide les couples à se séparer : « a permet d’avoir un cadre »

Pour surmonter leur séparation, puis organiser la résidence alternée de leurs deux filles, Marie et Damien ont eu recours à la médiation familiale, à Alençon (Orne). Ils viennent d’y retourner une troisième fois, pour modifier le rythme de l’alternance. Pour les deux trentenaires, la présence d’un tiers est essentielle.

« On n’aurait pas été capables de préparer le jugement ensemble. »Damien, 34 ans, et Marie, 32 ans, sont séparés depuis 2018. Ensemble, ils ont eu deux filles, aujourd’hui âgées de 6 et 8 ans. Jusqu’à maintenant, elles passaient une semaine chez leur père, une semaine chez leur mère, et une semaine mixte : soirées chez maman, nuits chez papa.

« C’était ça ou on faisait une semaine – deux semaines », rappelle Damien, qui fait les trois huit. Pendant une semaine, il travaille de nuit. La suivante, le matin. Et celle d’après, l’après-midi.

Cette organisation en trois temps a fait son temps, mais les deux parents sont désormais prêts à passer à un modèle plus classique. Une semaine chacun, du vendredi au vendredi. Pour cela, ils ont fait appel au service de médiation familiale porté par la fondation Normandie générations.

« On n’était pas objectifs »

C’est la troisième médiation que Marie et Damien entreprennent. La première, ils l’ont suivie alors qu’ils venaient de se séparer. Pour réussir à se parler. La deuxième, dans la foulée, devait les aider à s’entendre concernant la résidence de leurs filles.

« Le dialogue était compliqué », se souvient Damien.« On n’était pas objectifs, poursuit Marie. C’était trop à vif. La médiation a permis d’avoir un cadre. Quand les ego prenaient le dessus, la médiatrice intervenait. »Sans prendre parti, ni orienter vers telle ou telle organisation.

« Les meilleures solutions sont celles qui émanent des participants, souligne Isabelle Denis, l’une des médiatrices du service. Il y a plus de chances qu’ils appliquent des idées qu’ils ont eux-mêmes proposées. »

Vacances, jours fériés, ponts, frais de garderie… Rien n’est laissé au hasard. Et encore moins les préoccupations du moment des enfants. Au cours de cette deuxième médiation, on est encore dans « le fantasme de la réunification ». Fantasme que l’arrivée d’un petit frère, du côté du papa et de sa nouvelle compagne, vient ébranler.

Laisser la culpabilité de côté

« On leur demande de s’adapter en permanence », constate Marie. L’alternance est difficile aussi pour Damien. « Je n’en suis pas fier, mais c’est comme ça. »

« Aucune famille ne choisit de se séparer, pose Isabelle Denis. Il faut laisser la culpabilité de côté. Vos filles vont bien grandir. Avec des moments plus difficiles, mais vous faites au mieux pour elles. C’est dans leur intérêt d’avoir des parents qui vont bien. »

L’intérêt de l’enfant est d’ailleurs l’un des principaux objectifs de la médiation. « On laisse les parents trouver des solutions, mais on s’assure que les besoins des enfants sont respectés. Un bébé de trois mois, par exemple, doit dans l’idéal voir ses deux parents régulièrement, mais à des intervalles très courts. Une semaine, pour un nourrisson, c’est beaucoup trop long. »

Il faut savoir que les médiatrices ornaises voient de plus en plus de situations avec de très jeunes enfants, voire des nourrissons, et parfois même des enfants à naître. « On se sépare plus tôt qu’avant,constate Isabelle Denis.Il y a moins de vie commune sur laquelle se reposer. C’est donc plus difficile d’établir un projet parental. Il se construit alors en médiation. »

« Ça devrait être obligatoire »

En fin de séance, Isabelle Denis explique la suite des démarches. De son côté, elle propose de rédiger des accords parentaux de médiation. Du leur, les parents doivent envoyer une requête afin d’homologuer leurs accords en vue d’une rectification du jugement de résidence de leurs enfants.

Dans les faits, Marie et Damien continueront à se dépanner si besoin, en bonne intelligence. « C’est possible parce qu’il y a eu médiation, témoigne Damien. Pour moi, c’était essentiel. Sinon j’en serais encore à dire que tout est de sa faute. »

« Ça devrait être obligatoire, pour sécuriser tout le monde », abonde Marie, intimement convaincue que « la médiation permet de protéger tous les acteurs au sein de la famille ».

 

DEUXIEME ARTICLE OUEST FRANCE - 24/10/2022 - Premium (ouest-france.fr)

Crédit photo : Ouest France

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